La volatilisation ammoniacale représente un enjeu environnemental

SOURCE : EMEP

La volatilisation ammoniacale représente un enjeu environnemental (acidification de l’air) et économique (pénalisation de la bonne nutrition de la culture et donc du rendement). C’est ce phénomène qui explique la différence d’efficacité agronomique entre les engrais.

Un enjeu environnemental

Réduire les émissions d’ammoniac est une exigence environnementale et de santé humaine. L’ammoniac contribue, après dépôt, à l’acidification des sols conduisant à une baisse de la biodiversité et à l’eutrophisation. Il est également impliqué dans la formation de poussières qui dégradent la qualité de l’air et qui ont un impact sur notre santé. 96% des émissions de NH3 en France sont attribuables aux activités agricoles, à raison de 76% pour la gestion des effluents d’élevage et 20% pour les épandages d’engrais minéraux.
Choisir un engrais à faible potentiel de volatilisation est un acte vertueux.

Un impact économique

Les pertes par volatilisation ammoniacale lors des épandages minéraux ou organiques sont reconnues depuis longtemps comme l’une des principales causes des pertes d’efficacité des engrais appliqués. L’azote volatilisé est perdu pour la nutrition des plantes et peut donc conduire à des pertes de rendement, économiquement dommageables pour l’agriculteur.

Bon à savoir : Sur une fumure de 200kg d’azote sur blé, une volatilisation de 15% conduit à une perte de 30 kg d’azote, soit l’équivalent du dernier apport !

Choisir un engrais à faible potentiel de volatilisation est la garantie de l’efficacité et l’assurance de la juste dose.

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Les formes d’azote sont en jeu

Les quantités d’azote volatilisées sur une parcelle agricole dépendent de différents facteurs et sont très variables d’une situation à l’autre. La forme de l’azote épandu (liquide ou solide) et la richesse en azote uréique et ammoniacal sont des critères importants pour le niveau de volatilisation potentielle.

L’ammonitrate a un potentiel de volatilisation 10 fois plus faible que celui de l’urée.